37 responses to “Zapper la maquette Photoshop et passer directement à l’intégration HTML/CSS ?”

  1. David, biologeek

    Je te conseille de lire la réponse de Jeff Croft que je trouve très pertinente :

    http://jeffcroft.com/blog/2008/jun/04/why-we-dont-skip-photoshop/

    Il ne faut pas confondre ergo­no­mie et design, les deux ont leur part de créa­ti­vité mais elles sont bien dis­tinctes à mon avis et ont cha­cune leur place dans le processus.

  2. annso

    je pro­cède sans pho­to­shop intui­ti­ve­ment depuis pas mal de temps. Je m’en sert unique­ment gérer la ban­nière et le fond par exemple, mais quand il s’agit de police, ou d’emplacement, c’est effec­ti­ve­ment bien plus rapide de faire ses tests en HMLT/CSS.

  3. Rick Hunter

    N’ayant pas trop l’habitude de Pho­to­shop (ou plu­tôt GIMP), j’ai essayé une fois de faire une maquette web avec. Je suis revenu vite fait au papier/crayon. Je défi­nis les zones prin­ci­pales (hea­der, foo­ter, sidebar(s), content par exemple) puis des sous-zones (menu, espace pub, etc…). Je code le HTML d’abord, puis le CSS et enfin je m’occupe de la déco gra­phique. Et après, j’adapte par petite touche le CSS et (rare­ment) le HTML. Je trouve que ça fait perdre moins de temps que toutes les opé­ra­tions que tu as décrit pour un logi­ciel de gra­phisme. La visua­li­sa­tion après le chan­ge­ment du code, lui, est presque ins­tan­tané (hop, je change un width, un color,.…).

  4. Rémi

    J’avais trouvé cet article vrai­ment nul, voir mon com­men­taire :P et peu fondé.

    Ok, cette étape ral­longe la créa­tion du site (quoique, au final), mais c’est une étape indis­pen­sable pour défi­nir de nom­breuses choses et pour obte­nir un beau résultat.

    Tu pour­ras sur­ement créer un tem­plate de la page en html/css basique sans pas­ser par Pho­to­shop, mais arrivé au moment des détails (découpe des images non peut être ?…) tu seras obligé d’ouvrir Photoshop ^^

  5. burningHat

    Sans vou­loir ren­trer dans le troll (loin de moi l’idée de trai­ter l’explication d’une méthode de tra­vail dans un work­flow pré­cis de nul, sur­tout pas celui de 37signals), cette approche est tota­le­ment logique pour une société comme celle-là. Ils ont mis sur pied Ruby on Rails dont l’un des prin­cipes forts est le fameux DRY.

    Hors, faire des croquis papiers, trans­po­ser ces croquis dans pho­to­shop et/ou illus­tra­tor puis décou­per le tout et le re-transposer en xhtml/css, à part se répé­ter, ça ne fait pas grand chose. C’est donc com­plè­te­ment contraire à la phi­lo­so­phie de 37signals. D’ailleurs je pense que les argu­ments les plus per­ti­nents pour eux (je ne veux pas pen­ser à leur place mais si je trans­pose les prin­cipes de RoR à leur démarche pour le web­de­sign, c’est ce qui me vient à l’esprit) sont le 5 Pho­to­shop is repea­ting your­self et le 6 Pho­to­shop isn’t col­la­bo­ra­tion friendly.

    @Rémi: ils ne parlent pas de ne pas uti­li­ser du tout pho­to­shop mais de pas l’utiliser pour la maquette, donc ta remarque sur les détails et les images est tota­le­ment hors de pro­pos en fait ;)

    D’ailleurs la conclu­sion de l’article ori­gi­nal est bien là pour mettre les pen­dules à l’heure.

    J’aime beau­coup la réponse de Jeff Croft qui est tout aussi valable à mon humble avis. Bref, deux approches très dif­fé­rentes qui peuvent très bien trou­ver leur place dans les work­flow de cha­cun sui­vant les cas, les cibles, etc. Ce qui est aussi très bien exprimé dans la conclu­sion de cette réponse.

  6. Jean-Christophe

    Point très inté­res­sant. Nous avons com­mencé dans mon agence par tra­vailler comme tu le pré­co­nises : les IT nous four­nis­saient une appli­ca­tion “à blanc” que nous devions habiller direc­te­ment dans Eclipse. Résul­tat ? beau code html qui fait plai­sir aux déve­lop­peurs, mais qui fait pas­ser nos capa­ci­tés en gra­phisme auprès de nos clients comme insuffisantes.

    Ce que l’on fait main­te­nant : un crayonné rapide (de 1/2 heure à une heure sui­vant la finesse), vali­da­tion du client, maquette Fire­works (plus rapide que Pho­to­shop), vali­da­tion, et inté­gra­tion html (par un inté­gra­teur html jus­te­ment, et non pas par un web­de­si­gner, cha­cun sa spécialité).

    Parce que, crois-moi, coder de l’xhtml+css dans Eclipse direc­te­ment en mode page dyna­mique et pas­ser de temps à autre dans un éditeur gra­phique pour les “fio­ri­tures”, faut vrai­ment, mais alors là vrai­ment être balèze pour arri­ver à un bon résultat.

    En plus, dans un éditeur gra­phique, tu déplaces un élément, puis un autre, ça va très vite. Tan­dis qu’en html : “ah flûte, j’ai déplacé mon div de 15 px, donc ça pose un pro­blème de float par rap­port au div d’à côté, tiens au fait du coup mon foo­ter est décalé, etc).

  7. Thomas

    Bonjour, Je ne suis pas vrai­ment séduit par cet article… J’ai l’impression qu’il a été rédigé par une per­sonne pas très à laise avec pho­to­shop et qui melange web­de­sign et inté­gra­tion web. pas besoin d’ouvrir pho­to­shop a chaque modif, dépla­ce­ment, bas­cu­le­ment… du site

    Je pense que pho­to­shop est très utile pour don­ner une iden­tité et un carac­tère… à un site.

    quelque points impor­tant avec de décou­per dans photoshop :

    1) enle­ver les calques où vous avez du texte avant de décou­per 2) ne pas inté­grer de texte dans des images (pos­sible avec le css) 3) pas de pro­bleme de police d’écriture (pos­sible avec le css) 4) ne récu­pé­rer de la maquette (photoshop)que les don­nées gra­phiques 5) les cou­leurs unie seront deve­loppé en css pas besoin de poluer le site avec des tonnes d’images..

    bref pour ne pas perdre de temps avec pho­to­shop (comme vous dite) il faut faire les bonnes découpes dans pho­to­shop et ne pas inté­grer la tota­lité de la maquette en images ! !!! lol

    si votre site est bien découpé et deve­loppé en css : vous pour­rez tout modi­fier en css (lar­geur, hau­teur, posi­tion des modules…)

    Tho­mas

  8. gou

    Effec­ti­ve­ment, je ne suis pas super convaincu de l’approche «tout HTML» du design Web… Pho­to­shop (et son grand ami Illus­tra­tor, qui est, pour moi, mon outil pré­féré en début de concep­tion — après le papier) per­met de mettre la couche visuelle, la cou­leur, rendre le concept gra­phique réel.

    Et puis, c’est bien beau des CSS, mais ça ne fait pas du décou­page d’image ;-)

    Dans les faits, je crois que la réponse de Jef­frey Croft résume bien ma pen­sée. Tout est contex­tuel. Pour cer­tains projets, ou clients, oui, le pas­sage du papier au code se fait rela­ti­ve­ment bien, mais lorsqu’il y a un besoin de concep­tion gra­phique plus pous­sée, PS (ou tout autre outil de trai­te­ment d’image) a sa place.

    Fina­le­ment, une approche ou l’autre n’est pas le pro­blème. C’est au bon juge­ment du designer!

  9. la lène

    Si je suis d’accord sur le figno­lage (je dis sou­vent aux clients que les modifs deman­dées sont du figno­lage jus­te­ment et que ça prendre moins de temps à faire à l’étape de proto qu’à celle de maquette), je pense qu’il est illu­soire de pou­voir se lan­cer à l’aveugle dans le design sans faire une maquette toshop/illustrator/gimp ou je ne sais quoi.

    Ok tu peux avoir un zoning très bien fait qui te per­met­tra de mon­ter le HTML cor­rec­te­ment sans avoir le design et peut-être même un début de CSS. Et après ? Tu vas mon­trer le sque­lette vide du proto au client ? Tu dois sor­tir l’artillerie lourde et donc pho­to­shop pour t’atteler au graphisme.

    Je crois que ça dépend aussi clai­re­ment des sites. Je ne sais pas ce que pro­duit 37signals mais le design de leur site peut se pas­ser de maquette parce que je le trouve gra­phique­ment pauvre bien que tra­vaillé au niveau typo­gra­phique. Si je vais faire un tour sur coté de http://www.vistaicons.com/ ou http://www.flowersbyalice.com.au/ ou http://www.narfstuff.co.uk/ ça me semble net­te­ment plus difficile.

  10. ThVi

    Il existe un bon com­pro­mis entre Pho­to­shop et l’intégration HTML/CSS : le pro­to­ty­page avec Fire­works. Au lieu de faire du full HTML/CSS, on peut employer cer­tains éléments du pro­to­ty­page Fire­works pour gagner du temps : exemple pour les barres de navigation.

  11. Gregoire

    Mouiais… Je pense qu’il est dif­fi­cile de se pas­ser de pho­to­shop si on veut faire une maquette riche gra­phique­ment. Comme le dit très bien gou : Pho­to­shop met l’accent sur la pro­duc­tion, pas sur la pro­duc­ti­vité. Pho­to­shop sert à construire quelque chose qui doit “paraitre”, pas quelque chose qu’on peut uti­li­ser. Pho­to­shop sert pour le “paraître” : si on veut faire un site qui claque un peu, il faut bien pas­ser du temps à faire de la recherche gra­phique afin de trou­ver des éléments qui vont don­ner sa per­son­na­lité au site. Et ça, à mon avis, on ne peut pas le faire autre­ment que dans photoshop.

    Cceci dit, il est vrai que arrivé au stade du tu pour­rais pas chan­ger la police ? Et la cou­leur de fond ? Et déca­ler ce truc etc etc… alors là, pho­to­shop devient contre pro­duc­tif (et là — digres­sion — je loue feu fire­works qui per­met­tait de faire un recher­cher / rem­pla­cer des polices ou des cou­leurs direc­te­ment dans la maquette graphique)

    Depuis quelques mois j’ai adpoté un autre pro­cess de pro­duc­tion : – je réa­lisé une ou 2 maquette dans pho­to­shop, – je découpe les éléments gra­phiques récur­rents – et je fais tout le reste de mes tem­plates en html / css.

    Et quand on me dit : tu pour­rais pas chan­ger la police ? Et la cou­leur de fond ? Et déca­ler ce truc etc etc…, là, je prends mon éditeur pré­féré (tex­mate pour moi :), je modi­fie une ligne de ma css et zou, les 15 tem­plates sont impac­tés par la modification.

  12. Francis

    Bé moi je ne pour­rais pas me pas­ser de Pho­to­shop… ni d’Illustrator d’ailleurs… et Fire­works ?? ;-) Main­te­nant, je rejoins David, il ne faut pas confondre ergo­no­mie et design. Les petits trucs dans le coin peuvent être impor­tants. Et puis, tout ça ce sont des coups d’épée dans l’eau. Cha­cun à sa propre méthode de tra­vail et fait comme il l’entend. Si on va jusqu’à ren­trer dans Pho­to­shop, tu vas toujours avoir un gus qui fait la même chose que toi, mais dif­fé­rem­ment. Et bé pour moi ici c’est pareil… sauf que…

    …sauf que pour toute une par­tie du design, comme la créa­tion d’images, d’icônes, de fonds d’écran et encore pas mal de choses, tu ne pour­ras pas te pas­ser de Photoshop…

  13. burningHat

    vive­ment que Bruno passe dans le coin pour dé-modérer mon der­nier com­men­taire (me demande bien pourquoi il est resté coincé :s) :D

  14. Kilroy

    Plu­sieurs choses : J’ai pu voir en agence des maquettes gra­phiques superbes faites par des gens qui n’avaient pas vrai­ment passé des heures à tri­pa­touiller du HTML (des gra­phistes quoi). Le résul­tat pas­sait la vali­da­tion des clients et on se tapait un enfer pour le décou­page HTML. Ca m’arrivait déjà en 1999 et après une dis­cus­sion avec un HTML man qui bosse en agence, c’est toujours le cas.

    La pré­sen­ta­tion des maquettes Pho­to­shop au client, sou­vent faire sur papier tourne régu­liè­re­ment à la galère car ils se foca­lisent alors tota­le­ment sur l’image et oublient qu’ils ne font pas le site pour eux. Le pire, c’est quand ce sont les gens de la com qui prennent les déci­sions. Ils vont pas­ser des heures à cri­tiquer un picto ou une nuance de cou­leur et pas­ser tota­le­ment à côté de l’interactivité et de la satis­fac­tion des attentes de leurs visi­teurs. Je pense qu’en pré­sen­tant des maquettes HTML on irait effec­ti­ve­ment plus vite avec eux.

    Une agence où j’ai tra­vaillé fai­sait car­ré­ment des maquettes en Flash avec des éléments d’interactivité (menus, etc…), le tout pour des com­pé­ti­tions! Inutile de dire que le site final étant en HTML, il était sou­vent très dif­fé­rent de la ver­sion pré­sen­tée lors du pitch. Mais c’était vendeur.

    Pour ma part, je tente de faire le maxi­mum de tra­vail en amont et je finis en géné­ral par faire un sto­ry­board détaillé de chaque tem­plate pour voir les empla­ce­ments de tous les éléments des pages. Je fais ensuite une maquette sous Pho­to­shop pour les éléments com­muns et le layout d’une page. Quand je suis satis­fait du résul­tat, je découpe en HTML et je fais sou­vent des modifs après coup, ce qui fait que le résul­tat final dif­fère par­fois de la maquette. Et quand je tra­vaille avec un gra­phiste qui fait la maquette Pho­to­shop, je lui four­nit le sto­ry­board en amont et j’échange beau­coup avec lui pour que le mon­tage soit fai­sable dans de bonnes conditions.

  15. Marie-Aude

    Je suis assez d’accord. J’ai l’habitude de fonc­tion­ner comme ça, et de démar­rer très rapi­de­ment l’intégration. Je ne sais plus qui m’avait assez jus­te­ment signalé, cepen­dant, que ce n’était pas une façon de faire très appro­priée aux gros projets et au tra­vail en équipe.

  16. 4 ressources pour le webdesign | Guillaume Ringuenet

    […] Zap­per la maquette Pho­to­shop, un billet très inté­res­sant de Css 4 Design avec lequel je ne suis abso­lu­ment pas d’accord puisqu’il a ten­dance à confondre l’ergonomie et le design qui sont deux choses dis­tinctes bien qu’elles soit indé­nia­ble­ment liées mais à lire. […]

  17. nicolas

    Je pense qu’il y a deux dimen­sions dans cette ques­tion : 1. la ques­tion du pro­to­type web : aujourd’hui, mal­gré son bien fondé (voir l’article d’Ala : http://www.alistapart.com/articles/sketchingincode ) nous (en tant que web­de­si­gner) n’avons pas encore d’outil exploi­table à part le pro­duit final. 2. la ques­tion de l’architecture de l’information : se ser­vir de la maquette (sous pho­to­shop ou autre) à la fois pour déter­mi­ner les éléments de struc­tu­ra­tion de l’information ET les ques­tions gra­phiques ne me vien­drait plus aujourd’hui à l’esprit. Dis­so­cier les deux phases per­met d’utiliser des outils dédiés (comme Omni­graffle pour Mac), mais aussi de faire une sépa­ra­tion stricte entre archi­tec­ture de l’information et habillage gra­phique. C’est évidem­ment très impar­fait, notam­ment pour les inter­faces où il y a beau­coup d’interactions (ce n’est pas un hasard si l’article vient de 37signals) mais cela a de grands avan­tages : per­mettre d’avoir des maquettes com­pré­hen­sible du client au déve­lop­peur (on évite les cahiers des charges que per­sonne ne lit), per­mettre de faire appel à des com­pé­tences dédiées (DA, inté­gra­teur, développeur).

  18. Gregoire

    Nico­las »

    Concer­nant la phase d’architecturation de l’information : Tout à fait d’accord avec toi : celle-ci doit se faire en amont de l’utilisation de pho­to­shop. Pour ma part j’utilise un outil très ancien mais qui a su prou­ver son effi­ca­cité : un papier et un crayon. On se réunit à plu­sieurs, on prend un paper­board et on des­sine ce que nous sou­hai­tons voir appa­raître sur les dif­fé­rents gaba­rits de page. C’est plu­tôt effi­cace et cela fait gagner pas mal de temps. Il me serait impen­sable aujourd’hui de faire cette phase là direc­te­ment dans photoshop.

    Mal­gré cette étape préa­lable de zoning, je garde toujours une cer­taine sou­plesse au cours du pro­ces­sus de réa­li­sa­tion des maquettes car mal­heu­reu­se­ment, aussi effi­cace que puisse être l’outil papier, celui-ci ne per­met pas de repré­sen­ter cor­rec­te­ment les éléments inter­ac­tifs dans une maquette (menu dérou­lant, éléments de for­mu­laires, javascripts…).

  19. Bibox

    Dans le mot Web­de­si­gner, il y a le mot desi­gner non ? L’ergonomie ce n’est pas du design. Le code ce n’est pas de la créa­ti­vité. Pho­to­shop est la 1ére étape de la créa­tion d’un site web. On ne dis­tri­bue pas une iden­tité visuelle au pif en bos­sant sa feuille de style.

  20. Damien Ravé

    J’ai fait un che­mi­ne­ment iden­tique. Pour la refonte de mon blog, j’avais déjà les conte­nus et je vou­lais seule­ment les réor­ga­ni­ser (pas­sant de deux à trois colonnes). J’ai d’abord maquetté sur papier avant de ten­ter dans Pho­to­shop. Devant la com­plexité de la chose (recou­ler tout mon texte exis­tant, etc., retrou­ver les typos), j’ai “desi­gné” en CSS direc­te­ment avec la Web Deve­lo­per Tool­bar. Pho­to­shop est venu à la fin pour les cou­leurs et les effets visuels.

  21. Bruno Bichet

    Pour com­men­cer, je tiens à pré­sen­ter mes excuses pour les com­men­taires qui sont res­tés bloqués par l’anti-spam. Je tiens aussi à pré­ci­ser que j’ai écris cet article très rapi­de­ment avant de fer­mer l’ordi il y a 15 jours et je n’ai donc pas pris de recul ni lu la réponse que jeff croft. j’ajouterais pour finir que je ne suis pas for­cé­ment d’accord avec tous les points pré­sen­tés par 37 signals mais que je reste sen­sible à l’argumentation générale.

    Comme je viens de ren­trer, j’ai un peu la flemme de répondre point par point à cha­cun d’entre vous, bien que la richesse des contri­bu­tions m’y invite… je vais plu­tôt essayer de répondre glo­ba­le­ment. Merci d’avance pour votre indulgence ;)

    Dif­fi­cile de par­ler de web­de­sign sans que celà ren­voie à nos propres pra­tiques, à nos habi­tudes de tra­vail, à notre concep­tion de ce qu’est un bon tra­vail gra­phique, etc.

    Il est évident que pour ce qui est de la “patte gra­phique”, c’est sou­vent le client qui choi­sit en fonc­tion de l’idée qu’il se fait de lui-même, de son projet, de son public, etc. indé­pen­dam­ment des dif­fé­rentes réponses gra­phiques que dif­fé­rentes agences pour­raient pro­po­ser : dans les appels d’offres, les dés sont sou­vent pipés ;)

    A par­tir de là, une mul­ti­tude d’options est pos­sible : charge gra­phique très forte avec moult pixels vs design léger qui joue sur les contrastes, les typos, les cou­leurs, etc.

    De ce point de vue, il est illu­soire de pro­po­ser une méthode de tra­vail, avec ou sans pho­to­shop : l’essentiel n’est pas là, à mon humble avis.

    J’ai le sen­ti­ment que 37 signals pointe de la sou­ris le fait que la sacro-sainte maquette Pho­to­shop vali­dée par le client qui sert de point de départ à l’intégration web est sou­vent char­gée d’affects qui nuisent plus au projet qu’autre chose… Pas la peine d’avoir un psd de 300 mégas et 50 calques pour décou­per quelques ko d’images (ok, je me moque un peu…) !

    A part ça, je par­tage les idées de jeff Croft : sans le pas­sage dans Pho­to­shop (ou autre Gimp, etc.) le risque est grand de ne pas avan­cer gra­phique­ment et de pro­po­ser la même grille de mise en page à des clients dif­fé­rents, ça c’est sûr !

    D’un autre côté, j’ai remarqué que le pas­sage dans un logi­ciel gra­phique est sou­vent pré­texte à des fio­ri­tures gra­phiques qui flattent le pro­duit (quand ce n’est pas le client…) un cer­tain temps, mais qui ne résiste pas à l’épreuve du temps (on change tout ou presque au bout de quelques semaines…)

    Bref, pour ma part, j’ai trouvé l’article de 37 signals assez frais et inté­res­sant et j’ai voulu le par­ta­ger avec vous en ajou­tant mon grain de sel ^_^v

  22. ThVi

    Oui à la liberté de créer (côtés clients ou web­de­si­gner), cepen­dant je ne com­prends pas qu’on puisse faire le “pro­cès” de Pho­to­shop alors qu’il n’y a pas lieu d’être.

    Une maquette “desi­gné” sous Pho­to­shop n’est-elle pas issue d’une réflexion en amont et donc liée aux contraintes HTML/CSS? Même si celle-ci doit subir des refontes de la part du client, ne devrait-elle pas res­pec­ter les contraintes tech­niques du développement?

    Cela implique que le Gra­phiste et encore plus, le Web­de­si­gner doivent connaitre ces impératifs.

    Il est vrai que cela peut frei­ner la créa­ti­vité de cer­taines ou cer­tains mais au final, si la réa­li­sa­tion diverge de la maquette, on peut se poser la ques­tion de l’utilité de celle-ci. Cepen­dant, il ne fait aucun doute que la maquette offre un appui visuel dans la construc­tion de la page lors du déve­lop­pe­ment : donc indis­pen­sable, à mon sens.

    Je vou­drais rebon­dir sur l’affirmation de Bibox concer­nant l’état de non-créativité lié au code. Je ne suis pas tout à fait d’accord : le code intrin­sèque­ment n’a rien de créa­tif cepen­dant l’assemblage du code dans un “style” judi­cieux pour ame­ner à un résul­tat ori­gi­nal et inat­tendu, c’est à cela qu’on peut affir­mer que le code: c’est de la créativité.

  23. burningHat

    +1 Bruno, je me retrouve plu­tôt bien dans ton com­men­taire (enfin pas sur la par­tie vacances hein, les miennes com­mencent seule­ment demain soir). Et c’était bien ces vacances ?

    Dis, rien à voir mais tu pour­rais pas chan­ger ton “nom à affi­cher publique­ment” sur ton user Word­Press ? Parce que bon, “admin”, ça fait un peu bof bof tu ne trouves pas ? ;)

  24. Jérôme

    Pour ma part ce billet est très inté­res­sant et aussi trop rare car il a le mérite d’appuyer là où ça fait mal et ceux sans méchanceté.

    En effet je crois qu’un grand nombre de web­de­si­gner serait bien embêté si on enle­vait de la cir­cu­la­tion le sacro-saint pho­to­shop. “Chro­no­phage” est bien le mot pour desi­gner cer­taines pra­tiques entre l’homme et le logi­ciel. Et si cer­tains dans leurs com­men­taires pré­tendre que dans web­de­si­gner il y a “desi­gner” il me sem­ble­rait alors bon de rap­pe­ler que dans web­de­si­gner il y a aussi et avant tout “web”, sans lui et sans le connaître (oh que le che­min est long) cela ne sert à rien de s’initier au design.

    Pho­to­shop et le web c’est une malé­dic­tion, des wagons de web­de­si­gner doivent aujourd’hui réap­prendre leurs métiers, j’ai même vu des profs for­mer des élèves sur le logi­ciel et puis “hop” une découpe aux ciseaux, les sites à l’arrivée ne pos­sé­dés pas de scroll.

  25. Martin

    En fait, faire une maquette suit une démarche tout à fait clas­sique qui consiste à :

    1. défi­nir un cahier des charges (“j’ai bea­soin d’un nou­vel habillage WordPress !”) ;
    2. ana­ly­ser le pro­blème (“où est passé Photoshop ?!”) ;
    3. puis coder l’habillage à l’identique de Photoshop ;
    4. et enfin pas­ser en maintenance.

    Le pro­blème est que cette méthode a de nom­breux incon­vé­nients, dont celui que le client change d’avis en per­ma­nence, par exemple. Mais en deve­nant rigide sur cette manière de faire (signa­ture d’un devis/cahier des charges, vali­da­tion for­melles de chaque étape), on peut faire payer le client faci­le­ment le moindre chan­ge­ment, ou du moins négo­cier chaque modi­fi­ca­tion. Oui, on peut jouer aux cons.

    L’avantage est que l’on sait où on va… quitte à aller dans l’erreur.

    Depuis quelques années se démo­cra­tisent les méthodes de déve­lop­pe­ment dites “agiles”, dont 37 Signals a fait son gagne-pain, pas éton­nant alors qu’ils se passent de maquette ! L’idée est de ne pas faire du déve­lop­pe­ment par étapes suc­ces­sives “comme avant”, mais plu­tôt de faire du déve­lop­pe­ment “ité­ra­tif”, à savoir que l’on part d’une ver­sion basique et que l’on amé­liore petit bout par petit bout.

    J’avoue que si j’ai beau­coup uti­lisé la méthode clas­sique (avec de très jolis dia­grammes de Gantt de 500–600 tâches répar­ties entre 5 à 15 déve­lop­peurs sur 6 à 18 mois), j’avoue m’orienter vers des méthodes agiles, désor­mais, qui per­mettent une meilleure sou­plesse au projet, même si du coup, on perd en visi­bi­lité à terme. On a cepen­dant l’avantage d’avoir un projet qui tourne assez rapi­de­ment, ce qui per­met de l’interrompre assez rapi­de­ment sans en com­pro­mettre les fonc­tion­na­li­tés de base, quitte à ne pas inclure toutes les fonc­tion­na­li­tés secon­daires ou se conten­ter de cer­tains défauts.

  26. Bruno Bichet

    @ThVi > Il n’est pas ques­tion de faire le pro­cès de Photoshop.

    Une maquette “desi­gné” sous Pho­to­shop n’est-elle pas issue d’une réflexion en amont et donc liée aux contraintes HTML/CSS?

    Par­fois, mais pas toujours. Ce n’est pas une géné­ra­lité, mais j’ai constaté que de nom­breux web­de­si­gners ont d’abord fait des études en arts gra­phiques pour tra­vailler là où l’on a besoin de graphistes.

    C’est plus tard qu’une par­tie d’entre eux s’aperçoit qu’il lui manque une for­ma­tion pour tra­vailler sur le web. (les Arts gra­phiques sont glo­ba­le­ment orien­tés print même si le web fait peu à peu sa place)

    Ces for­ma­tions n’expliquent géné­ra­le­ment pas grand chose des contraintes du XHTML ou des CSS puisque on y apprend sou­vent à décou­per un .psd avec Ima­ge­Ready

    J’exagère un peu, mais ça reflète une grande par­tie de la réalité.

    assem­blage du code dans un “style” judi­cieux pour ame­ner à un résul­tat ori­gi­nal et inat­tendu, c’est à cela qu’on peut affir­mer que le code: c’est de la créativité

    Je par­tage tout à fait ton point de vue sur le côté créa­tif du code ;)

    @burningHat > Ca y est, c’est changé. C’est vrai que Admin, ça le fai­sait pas trop ;)

    @Jérôme >

    j’ai même vu des profs for­mer des élèves sur le logi­ciel et puis “hop” une découpe aux ciseaux

    tout à fait, ça rejoint par ailleurs ce que je dis plus haut dans ce commentaire.

    @Martin > Je suis assez adepte du déve­lop­pe­ment agile y com­pris pour pré­sen­ter une maquette à un client. Par exemple, il est sou­vent inutile de décli­ner dans Pho­to­shop la charte gra­phique de toutes les pages d’un site.

    Je me contente de pré­sen­ter le design glo­bal (sou­vent la page d’accueil) et à moi de décli­ner au mieux cette charte pour toutes les pages inté­rieures. Sauf, bien sûr, s’il y a des spé­ci­fi­ci­tés fortes sur ces pages, auquel cas, il est néces­saire que le client visua­lise ce qu’on faire de son projet :)

    Mais l’idée est de pré­sen­ter l’univers gra­phique que l’on va décli­ner sur l’ensemble des pages, et non de des­si­ner chaque page au pixel près et pas­ser des heures à cor­ri­ger des pétouilles que l’on aura tout le temps de modi­fier pen­dant la phase de main­te­nance chaude, c’est-à-dire pen­dant les quelques jours qui suivent la mise en ligne du site ;))

  27. Francis

    Très inté­res­sant ce débat. Il faut dire que les moeurs évoluent et les types de sites égale­ment. Fran­che­ment, plus j’avance dans mon tra­vail et plus je dis­so­cie le mockup de la pre­mière maquette html. Je veux dire par là que je fais mon croquis, je fais une pre­mière ver­sion html où je posi­tionne mes éléments, je fais ma maquette Pho­to­shop et j’insère ensuite ces mêmes éléments.

    La maquette com­plète Pho­to­shop n’est plus trop par­lante pour le client. C’est mar­rant parce que je le fais pour mes sites mais pas pour ceux d’un client ! :D Pho­to­shop reste essen­tiel pour ce qui est de créer le design, l’apparence, l’habillage mais n’est pas adapté au web dans le sens que par­fois tu fais des trucs fan­tas­tiques sur ton mockup et qu’une fois arrivé sur ta page web, tu te dis “merde, c’était peut-être un peu trop recher­ché mon truc…” :mrgreen:

    Fina­le­ment, je me tourne vers Fire­works ces der­niers temps. Je ne l’ai pas encore vrai­ment uti­lisé mais j’ai par­couru la CS4 et ça a un très bon poten­tiel, jus­te­ment pour créer des maquettes inté­res­santes aux yeux d’un client…

  28. Bruno Bichet

    @Francis > Je plus­soie : je pense aussi qu’un croquis avec le zoning glo­bale de la page et la pré­sen­ta­tion au client de l’intégration HTML de per­met de se concen­trer sur l’essentiel : l’emplacement de cette zone est-il opti­male, ne devrait-on pas dépla­cer cette encart ici ou là, etc.

    Tous ces ajus­te­ments sont presque impos­sibles à anti­ci­per quand on regarde une maquette Pho­to­shop impri­mée, et res­tent dif­fi­cile à pré­voir quand on regarde cette même maquette à l’écran.

    Seule la mise en situa­tion réelle per­met au client de se rendre compte, que déci­dé­ment, il a eu une mau­vaise idée en insis­tant pour pla­cer son menu en bas à gauche de la page ;))

    Après, bien sûr, le web­de­sign (et le gra­phisme en géné­ral) sont des métiers ont on a cou­tume de dire que chaque client est unique, qu’il lui faut des solu­tions ori­gi­nales, qu’il faut une iden­tité gra­phique forte, etc.

    Mais bon, j’ai remarqué que lorsqu’on dédra­ma­tise tout ça, on finit par gar­der le meilleur et se débar­ras­ser du superflu.

    La com­mu­ni­ca­tion n’aime pas le brouillage, aussi faible soit-il.

  29. Francis

    Mais n’oublions pas que bien sou­vent le client veut un visuel et qu’il faut trou­ver le meilleur com­pro­mis pour lui four­nir un truc un mini­mum fonc­tion­nel mais qui res­semble fort à ce qu’on va lui livrer…

  30. Martin

    Il faut dire que per­son­nel­le­ment, n’étant en rien artiste, je me pro­mène sur le web pour trou­ver l’inspiration. Cepen­dant, pour une mise en page ori­gi­nale, un papier et un crayon s’imposent, et une maquette sur un outil tel que Pho­to­shop peut aider, effec­ti­ve­ment, à don­ner une impression.

    Cepen­dant, j’ai vu des clients qui chan­geaient d’avis à tout bout de champ, en vali­dant une maquette, puis en récla­mant des chan­ge­ments quand elle est implé­men­tée, puis en rajou­tant des fonc­tion­na­li­tés sans queue ni tête qui prennent un temps fou à déve­lop­per, n’avaient jamais été pré­vus (pas même par le client, ou alors il l’avait bien caché lors des entre­tiens, vali­da­tions et j’en passe) et… bref.

    Du coup, j’abandonne l’idée de tra­vailler avec des clients humains, leur pré­fé­rant des robots, avec lesquels je m’entends beau­coup mieux, car ils parlent un lan­gage logique, celui de la ren­ta­bi­lité et de la per­for­mance écono­mique plu­tôt que “et si on ajou­tait des menus ? j’aime bien les menus, ce serait bien ! oh, et main­te­nant, si on fai­sait des menus hori­zon­taux ? oh, ça ne va pas ren­trer ? alors on va réduire les titres ! oh, l’allemand a des mots beau­coup plus longs qu’en anglais ? on va réduire d’autant plus ! on ne pourra pas ajou­ter autant d’entrées ? ce n’est pas grave, on se limi­tera !” auxquels j’ai eu droit avec un client par­ti­cu­liè­re­ment irra­tion­nel et désorganisé.

  31. Martin

    Ah, oui, donc, j’oubliais : comme je me base autant que se peut sur mon tra­vail pré­cé­dent, adap­ter un design glo­bal nou­veau est rela­ti­ve­ment facile (tout est rela­tif), et il n’est pas utile de tout faire fonc­tion­ner d’un coup pour voir les pro­grès ou retours en arrière. Bref, je m’oriente petit à petit vers du déve­lop­pe­ment agile, d’autant que je suis à la fois mon don­neur d’ordre et mon exé­cu­tant, ce qui faci­lite d’autant plus la communication. :-)

  32. Bruno Bichet

    @Martin >

    je suis à la fois mon don­neur d’ordre et mon exé­cu­tant, ce qui faci­lite d’autant plus la communication

    Ca aide, c’est sûr. C’est toute la dif­fé­rence avec le tra­vail en agence où la culture d’entreprise par­fois ancienne (même lorsque l’entreprise vient de se créer) empêche l’innovation.

    Com­bien de fois, j’ai entendu le dis­cours sui­vant de la part des commerciaux :

    Oula, mais tu ne te rends pas compte ! Ca se voit que tu n’a pas à te col­ti­ner avec le client… Lui, il veut ça, ça et ça. Ta pro­po­si­tion ne pas­sera jamais !!!

    Alors que dans les faits, bien expliquée, la pro­po­si­tion en ques­tion serait pas­sée comme une lettre à la poste.

    D’ailleurs comme on a eu l’occasion de bos­ser en free-lance en étant en rela­tion directe avec les clients, on se rend compte que la plu­part des com­mer­ciaux sont sou­vent mal for­més ; ils connaissent fina­le­ment assez peu les pro­duits qu’ils vendent.

    C’est pour ça, que très sou­vent la maquette Pho­to­shop en dur ras­sure les équipes qui sont char­gée de défendre les orien­ta­tions gra­phiques ou ergo­no­miques auprès du client.

    Pour ma part, je milite pour une impli­ca­tion des équipes tech­niques dans l’avant-vente pour désa­mor­cer dès le départ les bombes qui ne manque­ront pas d’exploser au plus mau­vais moment du projet (Mur­phy oblige).

    Ou alors, il faut que la culture d’entreprise pousse l’ensemble des ser­vices à dis­cu­ter beau­coup autour des projets et de la machine à café. Mais les 35h sont pas­sées par là, et le temps est devenu de l’argent…

  33. Martin

    Lorsque les bud­gets le per­mettent, dans d’autres domaines de l’informatique, cer­taines entre­prises envoient chez le client un technico-commercial, d’une part, qui pré­sente le dis­cours com­mer­cial et arron­dit les angles face à un client par­fois un peu pénible, et un technicien/ingénieur, d’autre part, qui sait répondre aux ques­tions poin­tues sur le pro­duit vendu, sans dis­cours com­mer­cial, mais sans que l’un ou l’autre ne se contre­disent l’un l’autre (inter­dic­tion abso­lue). Cepen­dant, pour vendre du site à moins de 10.000 € HT, voire moins de 5.000 € HT, c’est un peu dif­fi­cile, d’où par­fois des dif­fi­cul­tés à satis­faire le client, voire même de le convaincre de bos­ser avec soi.

    Je suis d’accord avec toi que la culture d’entreprise, si elle n’est pas assez renou­ve­lée, peut être un frein à l’innovation. D’où l’intérêt, dans cette culture, d’impliquer les cadres et les employés dans cette inno­va­tion, que ce soit en les envoyant aux salons, aux confé­rences, en for­ma­tion. Mine de rien, on apprend beau­coup sur les attentes des clients lorsqu’on pré­sente les avan­tages de son pro­duit ou de ses ser­vices dans un salon quand des déci­deurs sans com­pé­tence tech­nique posent des ques­tions dont on a pas l’habitude quand on est nourri du matin au soir de jar­gon spé­ci­fique à son métier, voire à son entre­prise ou même équipe.

    Enfin, j’ai noté que j’étais un très mau­vais com­mer­cial, car j’éprouvais par­fois des dif­fi­cul­tés à faire prendre la bonne direc­tion aux clients qui n’avaient pas toujours envie de per­for­mance, ce qui m’intéressait (atteindre des objec­tifs de visi­bi­lité, de noto­riété, de vente, etc.), mais de se faire plai­sir, ce qui les inté­res­sait eux à titre per­son­nel, aux dépends par­fois de l’intérêt pour l’entreprise.

  34. Francis

    Mar­tin, ton der­nier para­graphe est très inté­res­sant (le reste aussi d’ailleurs ^^). Pour avoir tra­vaillé dans une grande SSII pen­dant plu­sieurs années, et pour y avoir vendu des projets, je peux te dire qu’on se moquait bien des besoins du client tant qu’on pou­vait refour­guer nos solu­tions. Par­fois, c’était fla­grant et je me vois encore dire à mon boss que par rap­port à ce que le client vou­lait, il exis­tait une autre solu­tion bien adap­tée. Et lui, ne voyait que tunes, bud­get et jours de facturation.

    Le pire, c’est qu’en suite, on par­tait en projet et il fal­lait inté­grer la chose qu’on avait vendu !! :mrgreen: Et là, c’était par­fois la misère… Et on voyait des petites boîtes équi­pées avec des softs ou des ERP de folie… Et l’utilisateur sur le ter­rain, qui lui, n’intervient pas dans le choix du soft, était com­plè­te­ment paumé, dégoûté et par­fois il fal­lait faire de la psy­cho­lo­gie pour le récon­for­ter… ^^ Bref, des années inoubliables !! ;-)

  35. Débat sur le process de design de pages web - Webdesign et digressions : Barbablog

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  37. tetue

    Oui, je trouve aussi que la réa­li­sa­tion d’une maquette gra­phique via Pho­to­shop est une perte de temps que l’on pour­rait s’épargner. L’idéal serait de réa­li­ser la maquette direc­te­ment en HTML/CSS, — en fai­sant bien sûr des aller-retour avec un logi­ciel gra­phique pour trai­ter des éléments pure­ment visuels. Mais ce n’est mal­heu­reu­se­ment pas la méthode de tra­vail que je connais actuel­le­ment, où un docu­ment gra­phique (PSD) est néces­saire, pour vali­der l’étape, avant l’intégration.

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